21.07.2008

17 aout 1969

WOODSTOCK

Woodstock,vision d'histoire.

500 000 personnes affluent de tout l'état de New York pour assister aux fameux trois jours de musique,de paix,d'amour,de pluie et de psychotropes.

Des artistes et des formations jusque-là confidentiels (Richie Haven,Joe Cocker,Ten Years After)se voient d'un seul coup propulsés au rang de mégastars,grace à la promotion entourant les retombées du festival:film,albums "live"(enregistrés en direct),tournées...

Le show-business a parfaitement su profiter de ce fantastique coup de publicité.Le rock devient une industrie,avec ses contraintes et son besoin d'expansion.

Et le surenchéres vont bon train.Un groupe n'existe pas tant qu'il n'a pas été programmé dans un festival géant,à l'ile de Wight,Rotterdam,Bath,ou Roskilde.Univers concentrationnaire librement consenti,moyennant finance(la tolérance de Woodstock,à cet égard,fut une exeption),pour le simple plaisir de vibrer ensemble aux échos loitains d'un patchwork alliant du jazz(Miles Davis à Wight)au raga(Ravi Shankar à Woodstock)en passant par le folk militant(Joan Baez)et le funck le plus moderne(Sly Stone en bottes de fourrure bleues,apparaissant à l'aube sur la scéne de Wight).Pour de telles émotions,ont prét à parcourir des centaines de kilométres en auto stop,à dormir sous la pluie,à manger n'importe quoi,assomé de mauvauis hash et de biére tiéde,attendant des heures dans une foule compacte,surveillé par des bras accompagnés de chiens policiers...Parfois,cela se termine tragiquement;lors d'un concert des Rolling Stones à Altamont,prés de San Francisco,en octobre 1969 un homme est poignardé par des Hells's Angels.Lété d'amour est bien fini.

L'age du Rock (Alain Dister).

27.12.2007

Vipéres lubriques

Je te mange à la croque au sel
Ton vice est mon péché véniel
Mais si je dis dans ma chanson
Qu'aimer c'est pas la communion
Que les versets de mes priéres
Sont bannis dans vos séminaires
Que je te prends trés rarement
Comme on prend le saint sacrement

Il est certain que mes écrits
Feront d'la peine au pape
Je crains que les enfants d'Marie
A jamais n'méchappent

Si je racontais nos phantasmes
Et comment tu prends ton orgasme
Comment tu peux trouver suave
De jouer ma petite esclave
Comment c'est bien plus rigolo
D'étre ton petit gigolo
Comment parfois je tyrannise
Tendrement ma putain soumise

Je me ferais traiter d'maso
De petit sadique
Je me ferais planter dans le dos
L'épée juridique

C'est pourquoi j'aime mieux qu'on t'aise
Ce qui brule en tes yeux de braise
Car si je disais par ailleurs
Que je suis méme un peu voyeur
Que parfois je suis ton sujet
Que je puis étre un homme objet
Qu'en révant tu me mets des chaines
Tu me prends pour ton bois d'ébéne

Je me ferais traiter d'maso
De masochiste
Je me ferais broyer les os
Par les moralistes

Si je disais qu'en plus de ça
Les pédés ne me génent pas
Que je n'ai rien contre les gouines
Que sont nos deux jolies voisines
Si j'ajoutais qu'il nous arrive
De faire la féte avec des juives
Et de danser jusqu'au matin
Chez des amis nord africains

On verrait dans le Parisien
Ma figure hirsute
La belle téte d'assassin
Ecrirait Minute


Auteur: Guy Thomas
Compositeur: Jean Ferrat

03.11.2007

Les cerisiers

Bien sur on dira que c'est des sottises
Que mon utopie n'est plus de saisons
Que d'autr'ont chanté le temps des cerises
Mais qu'ils ont depuis changé d'opinion

Moi si j'ai connu des années funestes
Et mes ceriisiers des printemps pourris
Je n'ai pas voulu retourner ma veste
Ni me résigner comme un homme aigri


Paroles:Guy Thomas
Musiques:Jean Ferrat
(Je ne suis qu'un cri)

24.10.2007

La porte a droite

Puis d'autres sont venus beaucoup moins présentables
Qui parlaient de la France en frappant sur la table
Qui disaient tout changer c'est la loi du pendule
On va pour commencer supprimer la pilule

Ensuite il faudra bien flytoxer la vermine
Rétablir la morale avec la guillotine
Et pi gn'a qu'à virer les mauvais syndicats
Pour conserver celui qui plait au patronat

La porte du boheur et une porte étroite
On m'affirme aujourd'hui que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus réver et qu'il et opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre vingt un

Ils ont dit qu'il fallait se montrer réaliste

Qu'il y avait du bon dans les journaux racistes

Qu'il fallait nettoyer ce cher et vieux pays
S'i l'on ne voulait pas qu'il devienne un gourbi


Dois-je vous l'avouer ces propos me renversent
Quand je vais boire un verre au café du commerce
Parfois je crois revoir sur du papier jauni
La photo de Pétain dans mon verre de Vichy

La porte du bonheur et une porte étroite
Qu'on ne me dise plus que c'est la porte à droite
Qu'il ne faut plus réver et qu'il opportun
D'oublier nos folies d'avant quatre-vingt un


Auteur Guy Thomas Compositeur Jean Ferrat

17.10.2007

Mon bistrot préféré (Renaud) suite

Gainsbourg est au piano,jouant sa Javanaise
Et nous chante l'amour qu'il appelle la baise
Dewaere est là aussi,dans un coin et il trinque
Avec Bernard Dimey,avec Boby Lapointe
Assis autour du poéle il y a Jacques Rigaut
Franquin,Jean Pierre Chabrol,Prévert et son mégot
Nous parlons de suicide, Maurice Ronet arrive
La mort est,quelquefois,tout un art de vivre
Mon bistrot préféré,quelque part dans les cieux
Je l'avoue,désolé,manque de femmes un peu
Mais les amis,les potes,qui le hantenent toujours
Savent aussi bien qu'elles ce que c'est que l'amour
Ils sont bien plus vivants,dans ma mémoire au moins
Que la majorité de mes contemporains
Si demain la Faucheuse vient me prendre la main
Pouvu qu'elle me conduise au bistrot des copains

16.10.2007

Mon bistrot préféré (Renaud)

Mon bistrot préféré,quelque part dans les cieux
M'acceuille quelquefois au jardin du Bon Dieu
C'est un bistrot tranquille où il m'arrive de boire
En compagnie de ceux qui peuplent ma mémoire
Les jours de vague à l'ame ou les soirs de déprime
Prés de quelques artistes amoureux de la rime
Je vide deux trois verres en parlant de peinture
D'amour,de chansonnettes et de littérature
Il y a là,bien sur,des poétes,le Prince
Tirant sur sa bouffarde,l'ami Georges Brassens
Il y a Brel aussi et Léo l'anarchiste
Je revis, avec eux,une célèbre affiche
Trenet vient nous chanter une Folle Complainte
Cependant que Verlaine et Rimbaud,à l'absinthe
Se ruinent doucement en évoquant Villon
Qui rode prés du bar et des mauvais garçons
L'ami René Fallet me parle de ces touches
Qui le font frissonner quand il péche à la mouche
Et du vin et des femmes et surtout des copains
Qui font la vie plus belle,le désespoir plus loin
Il y a Boris Vian,Maupassant et Bruant
Ecoutant les hitoires d'un Coluche hilarant
Je m'assois avec eux pour quelques libations
Entouré de Desproges et Reiser et Tonton
Nous rigolons des cons avec Frédérique Dard
Souvenirs de prison avec le vieux Boudard
Audiard et puis Pagnol s'allument au Pernod
Et je léve mon verre à Robert Doisneau

03.10.2007

Le Prétre roux

Violoniste dans l'horchestre de Saint Marc,ordonné prétre en 1703,maitre de violon dans une institution de jeunes filles,protégé de Louis xv et de Charles vi,voyageur de l'Europe,fété et choyé par les plus grands..Antonio Vivaldi,celui qui fut nommé le "prétre roux",disparut à Vienne,dans la plus grande pauvreté,un jour d'été de 1741.
Son oeuvre est immense:458 concertos pour un ou plusieurs instruments,94 opéras..

15.06.2007

J'ai oublié.

Il est temps encore pour toi
De rebrousser chemin
Pense à ce que tu laisses derriére toi
Pense que si tu viens avec moi
Tu ne pourras partager
Qu'une vie de vieux follet
Rien qu' une route aux odeurs de cigale
Le vent qui vous regarde en face
Un reflet de la vie,au-dela de la vie
Un air de guitare
Et ces parfums de je ne sais quoi
Qui semble venir des étoiles

Car j'ai oublié qu'on peut étre deux
Faut dire que ma vie m'y a forcé un peu

Je ne saurais t'apprendre que ce que je sais
L'innocence des bétes,le murmure du vent
Quand il caresse l'herbe
Et le cri que pousse la terre fraiche
Qu'and on pause le pied sur elle
Je ne saurais t'offrir que ce que j'ai
Une vie aux quatre coins du monde
Mais aucune de ces choses
Auxquelles tu es habituée
Je vais te dire un grand secret
J'ai peur de ne plus savoir aimé

(Michel Corringe)