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30.11.2007

Albertine Sarrazin (suite)

A Fresnes,plus que jamais,Albertine encagée réve en secret à son ami Arthur Rimbaud,ce semblable,ce frére,cet éternel adolescent qu'elle admire avec passion,et dont elle est amoureuse.

Albertine Sarrazin

17 Septembre 1937 : déposée à sa naissance au bureau de l'Assistance publique d'Alger,elle reçoit le nom d'Albertine Damien.
10 Juillet 1967 : opération à Montpellier.A la suite de négligences médicales,Albertine ne se réveille pas.
Albertine a 30 ans.Elle laisse une masse énorme de manuscrits inédits,poémes,lettres,journaux intimes.

27.11.2007

Complainte amoureuse

Oui dés l'instant que je vous vis
Beauté féroce,vous me plutes
De l'amour qu'en vos yeux je pris
Sur- le-champ vous vous aperçutes
Ah!Fallait-il que vous me plussiez
Qu'ingénuement je vous le dise
Qu'avec orgueil vous vous tussiez
Fallait-il que je vous aimasse
Que vous me désespérassiez
Et qu'enfin je m'opiniatrasse
Et que je vous idolatrasse
Pour que vous m'assassinassiez


Alphonse ALLAIS (1854-1905)

20.11.2007

Préface

L'enbrigadement est un signe des temps.De notre temps.
Les hommes qui pensent en rond ont les idées courbes.
Les sociétés littéraires c'est encore la Société.
La pensée mise en commun est une pensée commune.
Mozart est mort seul,accompagné à la fosse commune par un chien et des fantomes.
Renoir avait les doigts crochus de rhumatismes.
Ravel avait une tumeur qui lui suça d'un coup toute sa musique.
Beethoven était sourd.
Il fallut quéter pour enterrer Bela Bartok.
Rutebeuf avait faim.Villon volait pour manger.
Tout le monde s'en fout.
L'art n'est pas un bureau d'anthropométrie.
La lumiére ne se fait que sur les tombes.


Extrait de Préface de Léo Férré.

16.11.2007

La ballade des pendus

Fréres humains, qui aprés nous vivez,
N'ayez les coeurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tot de vous mercis.
Vous nous voyez ci attachés,cinq,six:
Quant à la chair,que trop avons nourrie,
Elle est piéça dévorée pourrie,
Et nous, les os,devenons cendre et poudre.
De notre mal personne ne s'en rie:
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!


Extrait de La ballade des pendus de François Villon.

03.11.2007

Les cerisiers

Bien sur on dira que c'est des sottises
Que mon utopie n'est plus de saisons
Que d'autr'ont chanté le temps des cerises
Mais qu'ils ont depuis changé d'opinion

Moi si j'ai connu des années funestes
Et mes ceriisiers des printemps pourris
Je n'ai pas voulu retourner ma veste
Ni me résigner comme un homme aigri


Paroles:Guy Thomas
Musiques:Jean Ferrat
(Je ne suis qu'un cri)

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